My Mountain Trip in Chamonix

My Mountain Trip in Chamonix

Depuis quelques temps maintenant , un rêve s’insinuait peu à peu tout au fond de moi. Ce sentiment étrange de te dire que si tu ne le fais pas, tu risques de passer à côté de quelque chose. La montagne, ses grands airs, cette puissance qui ne peut te laisser indifférent, où nous les hommes devons vivre à son rythme, et non l’inverse. Je suis un breton, un p’tit marin, mais cette attirance pour les hauteurs est plus forte aujourd’hui. Je décide donc de partir vivre là bas. Mes vacances posées en juin m’ont permis de repérer les lieux, de passer quelques entretiens et d’en ressortir quelques jolies photos. C’est calé, en septembre, je deviendrai Savoyard !

 

 

Le lac blanc

J’en avais pourtant lu des articles sur le lac blanc et son ascension réputée pour ne pas être forcément facile chargé d’un gros sac. Mais j’y suis tout de même allé… avec un gros sac ! Évidement il me fallait une grosse partie de mon matériel photo ! Au détour d’un virage, j’espère y voir un bout de toiture, qui m’annoncerait le refuge du lac, mais non, je continue de grimper. 2 heures de marche sur un sol caillouteux, ou j’ai pû rencontrer une marmotte, pas très causante la bêbête ! Quelques bouquetins, et des chamois, dont deux jeunes en duels. Chamois bien ?

Enfin je tombe sur le fameux panneau « le lac blanc ».

Un véritable paradis sur terre qui te fait miraculeusement oublier ces deux heures de grimpette. Quelques touristes occupés à prendre des photos, quelques compagnons de bivouac se demandant où ils allaient bien pouvoir planter leur toiles. Et dans le genre improbable, je vote pour celui qui est en train de gonfler sa bouée ! Si si, il y va ! La bière à la main. Ça me rappelle un ami, pas besoin de le nommer il se reconnaîtra . D’ailleurs si vous êtes attentif, dans le timelapse ci dessous, vous pourriez peut être l’apercevoir.

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Je me trouve une petite place face au lac, je pose mon appareil sur trepied, je lance mon timelapse et plante ma toile de tente, les sardines dans l’eau. Quelle belle soirée…

 

 

Le refuge Alfred Wills , col d’Anterne.

Une randonnée fabuleuse, au départ de Sixt Fer à Cheval. J’ai pris pour habitude de prévenir mes proches avant de partir seul en montagne, ce soir là, l’hélicoptère de secouriste de montagne, en sauvetage d’une randonneuse, me fait remarquer que ce n’est pas une si mauvaise idée . Cette région est magnifique, ponctuée de nombreuses cascades, d’horizons brumeux couvrant la cimes des arbres, d’une lumière extraordinaire. Ok, je veux bien venir y vivre!  Je dormirai au refuge Alfred Wills ce soir, après avoir vidé quelques bonnes bières artisanales avec d’autres jeunes randonneurs. Elle n’est pas belle la vie ?


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Le Lac D’Anterne

A une heure du refuge, ce superbe lac se distingue par ses reflets à la lueur matinale. Grandiose ! J’ai juste oublié mon réchaud au refuge…

Demi tour…

 

 

Samoens 1600, Sixt Fer à Cheval

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Se poser là, sur l’herbe, imaginant ce paysage blanc en hiver, peuplé de vacanciers armés de skis et snowboards.  Je n’étais pas le seul ce soir à m’installer ici , profitant de cette vue magnifique, avec ses airs australiens du Blue Mountain. Voici donc ma nouvelle terre d’accueil !